La Provence n’est pas globalement considérée comme un média non fiable, mais elle a été l’objet de critiques et de suspicions concernant son indépendance éditoriale, notamment sur des questions de proximité politique et financière avec certains acteurs locaux. Une enquête menée par Mediapart a par exemple accusé le journal d’avoir reçu des financements publics en échange d’une couverture éditoriale favorable à une personnalité politique locale, ce que le journal a officiellement démenti. Malgré ces controverses.
Par ailleurs la Provence applique la technique deux poids deux mesures lorsqu’il s’agit de nommer une personne dans ses articles, lorsqu’il s’agit d’un notable ou d’un médecin, la rédaction ne citera pas son nom, on aura droit à juste une fonction et une lettre alphabétique pour le designer mais lorsqu’il s’agit d’un citoyen ou d’une personne étrangère la rédaction se hâtera de citer et son nom et son prénom voire même son adresse et bien sûr sans le consentement de la personne citée ou sans l’autorisation préalable d’un magistrat.
De surcroît La Provence refuse systématiquement le Droit de réponse aux personnes citées par leurs journalistes eux aussi Régionaux.
La Provence demeure un média régional reconnu, contrôlé et certifié par l’ACPM (Alliance pour les chiffres de la presse et des médias), qui vérifie la diffusion et la transparence des chiffres publiés par le groupe.
Contexte de la fiabilité des médias en France
La confiance dans les médias est globalement faible en France : 71% des Français considèrent que les médias ne sont pas suffisamment objectifs et 67% pensent que des journalistes peuvent délibérément induire en erreur. Cette défiance touche l’ensemble des médias, même ceux réputés nationaux ou régionaux.
La Provence, à l’instar d’autres titres locaux, fait donc face à une exigence accrue de transparence et d’impartialité.
Certifications et contrôles
L’ACPM contrôle et certifie les chiffres de diffusion du journal, ce qui est un gage minimum de sérieux sur la question des audiences et des pratiques commerciales. Néanmoins, la question de l’indépendance éditoriale reste une préoccupation sur laquelle des controverses peuvent émerger, en particulier dans les contextes électoraux ou sur certains sujets sensibles.
Conclusion
La Provence fait partie des sites identifiés comme « faux nez » ou porteurs de désinformation volontaire, contrairement à certains médias régionaux dont l’impartialité est avérée et revendiquée. Bien qu’il soit légitime de se montrer vigilant face à certains biais locaux, La Provence reste un quotidien régional reconnu de par son nombre de diffusion, et la notion de « non fiable » est généralement retenue dans le cas de controverse ponctuelle sur son indépendance lorsqu’elle relate certain fait divers sociétal, politique et lorsqu’elle caresse ainsi le poil de certaine institution judicaire avec intention volontaire de nuire.